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Elles seront présidées, de même que la messe d’action de grâce, par le Cardinal John Patrick FOLEY, Grand-Maître de l’ordre ; la veillée, par le Cardinal VINGT-TROIS, Archevêque de Paris.
L’Ordre est le plus ancien des Ordres Pontificaux. Il est international et a pour Grand-Maître, au Saint-Siège de Rome, un cardinal nommé par le Pape (actuellement le Cardinal John Patrick FOLEY). L’Ordre compte 25.000 membres dans le monde, dont 800 en France. Sa mission essentielle est le soutien aux Chrétiens de Terre Sainte, tâche à la fois spirituelle et caritative. Au sein du Patriarcat Latin de Jérusalem (diocèse couvrant Israël, la Jordanie, la Cisjordanie, Gaza et Chypre), l’Ordre soutient :
la formation des futurs prêtres (Séminaire catholique de Beit Jala),
68 paroisses (plus de 100 prêtres),
40 écoles maternelles,
33 écoles et lycées (environ 20.000 élèves, 862 enseignants et 107 religieux),
centres d’accueil pour handicapés ou personnes âgées,
dispensaires,
établissements de soins…
Les membres de l’Ordre sont pour la plupart des laïcs, pleinement insérés dans la vie familiale et professionnelle. Lors de la cérémonie de leur admission, ils prennent l’engagement, pour leur vie entière, de se dévouer au service de l’Eglise Catholique et des populations chrétiennes de Terre Sainte. C’est dans ce pays, au Proche-Orient, qu’est né, a vécu, est mort et ressuscité Jésus-Christ, Fils de Dieu, fait Homme, mort pour le salut de tous les hommes. Le lieu de sa Résurrection, à Jérusalem (le Saint Sépulcre) est le symbole universel de la foi et de l’espérance qui animent tous les chrétiens.L’Ordre compte plus de 24 000 membres dans 44 pays du monde. En France, ils sont au nombre de 800, dont une cinquantaine de Dames. Les Chevaliers du Saint-Sépulcre s’engagent à vie mais ne prononcent pas de vœux.
Pour en savoir plus sur l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, son histoire, ses buts, cliquez ici.

J’avais tout vu à Jérusalem, je connaissais désormais l’intérieur et l’extérieur de cette ville, et même beaucoup mieux que je ne connais le dedans et le dehors de Paris. Je commençai donc à songer à mon départ. Les Pères de Terre Sainte voulurent me faire un honneur que je n’avais ni demandé ni mérité. En considération des faibles services que, selon eux, j’avais rendus à la religion, ils me prièrent d’accepter l’ordre du Saint-Sépulcre. Cet ordre, très ancien dans la chrétienté, sans même en faire remonter l’origine à sainte Hélène, était autrefois assez répandu en Europe. On ne le retrouve plus guère aujourd’hui qu’en Pologne et en Espagne : le gardien du Saint-Sépulcre a seul le droit de le conférer. Nous partîmes à une heure du couvent, et nous nous rendîmes à l’église du Saint-Sépulcre. Nous entrâmes dans la chapelle qui appartient aux Pères latins : on en ferma soigneusement les portes de peur que les Turcs n’aperçussent les armes, ce qui coûterait la vie aux religieux. Le gardien se revêtit de ses habits pontificaux ; on alluma les lampes et les cierges ; tous les frères présents formèrent un cercle autour de moi, les bras croisés sur la poitrine. Tandis qu’ils chantaient à voix basse le Veni Creator, le gardien monta à l’autel, et je me mis à genoux à ses pieds. On tira du trésor du Saint-Sépulcre les éperons et l’épée de Godefroy de Bouillon deux religieux debout, à mes côtés, tenaient les dépouilles vénérables. L’officiant récita les prières accoutumées, et me fit les questions d’usage. Ensuite il me chaussa les éperons, me frappa trois fois l’épaule avec l’épée en me donnant l’accolade. Les religieux entonnèrent le Te Deum, tandis que le gardien prononçait cette oraison sur ma tête : « Seigneur, Dieu tout-puissant, répands ta grâce et tes bénédictions sur ce tien serviteur... » Tout cela n’est que le souvenir de moeurs qui n’existent plus. Mais, que l’on songe que j’étais à Jérusalem, dans l’église du Calvaire, à douze pas du tombeau de Jésus-Christ, à trente du tombeau de Godefroy de Bouillon ; que je venais de chausser l’épéron du libérateur du Saint-Sépulcre, de toucher cette longue et large épée de fer qu’avait maniée une main si noble et si loyale ; que l’on se rappelle ces circonstances, ma vie aventureuse, mes courses sur la terre et sur la mer, et l’on croira sans peine que je devais être ému. Cette cérémonie, au reste, ne pouvait être tout à fait vaine : j’étais Français : Godefroy de Bouillon était Français : ses vieilles armes, en me touchant, m’avaient communiqué un nouvel amour pour la gloire et l’honneur de ma patrie. Je n’étais pas sans doute sans reproche ; mais tout Français peut se dire sans peur. On me délivra mon brevet, revêtu de la signature du gardien et du sceau du couvent. Avec ce brillant diplôme de chevalier, on me donna mon humble patente de pèlerin. Je les conserve, comme un monument de mon passage dans la terre du vieux voyageur Jacob.
François-René de CHATEAUBRIAND
Itinéraire de Paris à Jérusalem