Cathédrale spirituelle et vivante

Vêpres du

Congrès annuel des Recteurs de Sanctuaires

Mardi 19 janvier 2010 à 17h45

Chaque année les Recteurs de Sanctuaires se réunissent en congrès pour travailler, échanger, partager, réfléchir à toujours mieux transmettre le message de l’Évangile en ces hauts-lieux de Chrétienté que sont nos sanctuaires qui accueillent chaque année plus de 45 millions de fidèles, pèlerins et visiteurs du monde entier. Ce congrès s’est tenu dans les locaux de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris du 18 au 21 janvier 2010.

 

Les recteurs se rendirent à Notre-Dame de Paris le mardi 19 janvier 2010 pour y célébrer, à 17h45, l’office des vêpres, office présidé par le nouveau Nonce apostolique en France, Monseigneur Luigi VENTURA.

 

Après Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de la Salette et Notre-Dame du Laus, ce congrès s’est donc tenu cette année à Paris. « Sanctuaires et vie diocésaine » tel fut le thème au cœur des différentes interventions autour du Père Antoine HÉROUARD, de Monseigneur Robert LE GALL, du cardinal André VINGT-TROIS, de Monseigneur Agostino MARCHETTO, archevêque, secrétaire du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement, de Monseigneur BRINCARD, évêque responsable de l’AOM [1] et Monseigneur Jérôme BEAU, évêque auxiliaire de Paris, pour la journée commune, le 21 janvier, autour de Marie et de l’évangélisation avec l’AOM (ce congrès, sera lié pour la première fois depuis quatre ans à celui de l’AOM).

 

 

L’Association des recteurs de sanctuaires

140 recteurs de sanctuaires français font partie de l’ARS, l’Association des recteurs de sanctuaires. Parmi les sanctuaires représentés, 80 % sont des sanctuaires marials, les autres concernant d’autres saints.

L’ARS compte également des membres associés qui sont recteurs de sanctuaires d’autres pays (Belgique, Espagne, Liban, Pays-Bas, Portugal et Suisse).

D’après les statuts de l’ARS, association loi 1901 fondée en 1973, « l’objet de l’Association est d’aider ses membres dans toutes leurs activités au service des sanctuaires et des lieux de pèlerinage, activités qui s’exercent en liaison avec les diverses instances locales, régionales, nationales et internationales. L’Association soutient l’action des divers recteurs de sanctuaires, tout en laissant à chacun d’eux une liberté propre dans sa pastorale locale, sous l’autorité de leurs supérieurs ecclésiastiques. Ce soutien se manifestera par des rencontres, par des échanges d’expérience et par une information permanente de ses membres. ».

Il s’agit donc de permettre aux recteurs et aux animateurs des sanctuaires de France de se retrouver et de se dire les difficultés, les projets, les réussites de leur pastorale, mais aussi de réfléchir ensemble et avec l’aide de spécialistes, théologiens, biblistes… sur certaines thématiques. Chaque année, l’ARS se réunit en congrès à l’occasion de son assemblée générale.

L’une des originalités de l’ARS est de ne pas faire de différence entre les « grands » ou les « petits » sanctuaires : depuis Notre-Dame de Paris (13 millions de pèlerins par an) jusqu’au sanctuaire diocésain ne recevant annuellement que quelques centaines de pèlerins, chaque recteur a une voix et une seule en Assemblée générale.

L’Association considère en effet que « les « petits » sanctuaires sont porteurs d’une piété populaire authentique et qu’ils expriment tout autant que les « grands » la voix du Peuple de Dieu ».

Mgr Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris, est président de l’ARS depuis 2005 et le Père Hervé Ruault du Plessis, recteur de Notre-Dame des Miracles (diocèse de Toulouse), en est vice-président. Le trésorier est le Père Paul Berrou, recteur de Notre-Dame du Folgoët (Quimper et Léon).

L’Association des recteurs de sanctuaires travaille en concertation avec la Commission de la liturgie et de la pastorale sacramentelle de la Conférence des évêques de France présidée par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse.

 

Qu’est-ce qu’un sanctuaire ?

L’origine du mot « sanctuaire » vient du latin sancturarium, dérivé de saunctus, qui signifie « saint ». Le terme de sanctuaire a deux sens : il désigne la partie considérée comme la plus sainte d’un édifice religieux, c’est-à-dire l’espace du choeur située autour de l’autel, là où se déroulent les célébrations liturgiques et spécialement l’Eucharistie. Il désigne également, selon le droit canon, « une église ou un autre lieu sacré où les fidèles se rendent nombreux en pèlerinage pour un motif particulier de piété ». Ce motif peut être lié à la vie ou au passage d’un saint, à une apparition de Notre-Dame, à un message particulier délivré par l’intermédiaire de Notre-Dame ou d’un saint, à la présence d’une relique…C’est bien entendu ce deuxième sens dont il s’agit quand on parle de l’Association des recteurs de sanctuaires.

Précisons que si les miracles, les faits, les traditions qui sont à l’origine de tel ou tel sanctuaire ne sont pas objets de foi, ils sont bien au service de la foi.

Dans chaque sanctuaire, les premiers pèlerins ont recueilli un message, une expérience spirituelle qui, d’âge en âge, ont été transmis aux fidèles. Ces lieux sont donc témoins d’une tradition de prière, d’une histoire souvent longue où abondent les conversions. On y trouve aussi les témoignages de reconnaissance pour les grâces reçues (ex-voto). Tout nouveau pèlerin entre dans la procession de ceux qui l’ont précédé.

L’expérience spirituelle que vit chaque pèlerin dans un sanctuaire a une dimension universelle dans la mesure où le message repose toujours sur la Bonne nouvelle de l’Evangile. En même temps, cette expérience est toujours spécifique puisque le message que le pèlerin y reçoit est en lien avec un fait spécifique, inscrit dans le temps et dans des circonstances particulières.

Chaque sanctuaire est lieu d’accueil, de liberté, de prière, d’évangélisation, d’Eglise.

Ainsi, la « Charte des sanctuaires », rédigée en 1997, souligne que dans tous sanctuaires, « la Parole de Dieu doit y être annoncée avec foi ; la vie liturgique doit y être favorisée surtout par la célébration de l’eucharistie et de la réconciliation. On est en droit d’y attendre un climat fraternel, convivial, ainsi que l’attention aux plus petits (enfants, pauvres, malades). »

Comme l’indique également la Charte, le sanctuaire est une chance pour un diocèse parce qu’il rassemble des pèlerins qui viennent de tout le diocèse et aussi de l’extérieur, il répand le message évangélique, il a le rayonnement d’un centre spirituel, il accueille ceux qui sont plus ou moins de l’Eglise, ceux qui désirent renouer avec elle sans trop se faire remarquer. Cependant, le sanctuaire est également un défi pour le diocèse.

 

 

 

 

 

[1] Association des Œuvres Mariales

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